Les 4 Nobles Vérités

Bouddha Gautama : 625-543 avant J.C. (d’après la Tradition Theravada)

Tout est souffrance

Ceci est l’origine de la souffrance

Ceci est la cessation de la souffrance

Ceci est le chemin qui met fin à la souffrance

C’est ainsi que Siddhârta Gautama, enseignait ses disciples pour mettre en évidence les causes de toutes les afflictions : l’identification aux pensées et aux émotions qui détourne les Hommes de la clarté du Moment Présent et les emprisonne dans le cycle des renaissances.

Loin d’être pessimiste, ce message nous donne l’assurance qu’il est possible de mettre un terme aux souffrances qui accablent l’humanité.

« 083 Four Signs », photo de Anandajoti Bhikku sur Flickr

C’est à l’âge de 29 ans que le prince Gautama, s’aventurant en dehors des murs de son palais, découvre la souffrance à travers quatre rencontres : un vieillard qui doit supporter la déchéance du corps, un malade qui doit endurer toutes les douleurs physiques indépendamment de l’âge, un cadavre mené au bûcher qui met en évidence l’épreuve de la mort et enfin, un ermite qui ouvre les perspectives de la Sagesse. Renonçant tant à son titre qu’à ses richesses, il entreprit durant six ans une ascèse extrêmement rigoureuse auprès de différents Maîtres.

Un jour, il faillit se noyer et alors qu’il se remettait de ce fâcheux incident sur les berges de la rivière, il surprit la conversation, venant d’une embarcation, d’un maître de musique qui conseillait son élève de la manière suivante :

« Si tu veux que ton instrument sonne juste, les cordes ne doivent être ni trop tendues, ni trop relâchées. »

Ceci éclaira son esprit et il comprit qu’il devait appliquer ses sages paroles à sa propre démarche. Délaissant les sévères austérités, il s’adonna à l’observation minutieuse de son esprit et décida de rester dans cet état de méditation tant que le but Suprême – l’Éveil – ne serait pas réalisé. Ainsi naquit la Voie du Milieu. À 35 ans, Gautama connut l’Illumination sous l’arbre de la Buddhi à Bodh Gaya (dans le Bihâr -Inde du nord). Pour permettre aux êtres d’emprunter ce Chemin de Libération, il fit porter son Enseignement sur l’Etablissement de l’Attention Juste, sa profondeur, son étendue et son efficacité. Cet entraînement de l’esprit pouvait aussi bien être appliqué aux activités quotidiennes qu’au dessein le plus noble : libérer l’esprit de la Convoitise, de la Haine et de l’Ignorance.

Ce discours fut consigné dans le Satipaṭṭhāna, fondement de la Méditation Vipassana.

Le propos était simple, concis, direct : tous les problèmes surgissent dans et du mental ; le point de départ résidant dans la vision de sa confusion, et la finalité résultant de son total apaisement puis de sa Libération.

« Tout ce qu’il y a de mal, lié au mal, appartenant au mal – tout provient de l’esprit.

Tout ce qu’il y a de bien, lié au bien, appartenant au bien – tout provient de l’esprit. »

Anguttara Nikäya

Si la démarche est vigoureusement individuelle, les bienfaits en sont universels.

Photo de Abby Kihano sur Pexels.com

A lire également

Qui suivre ?

Depuis notre enfance nous observons nos parents, nos ainés, nos enseignants pour mieux comprendre le monde. Arrivés à l’âge adulte, qui peut nous guider dans notre questionnement et notre réflexion existentiels?

Les 3 questions de l’empereur

Un jour, il apparut à un empereur que si seulement il connaissait la réponse aux trois questions suivantes, rien ne le ferait jamais s’écarter du droit chemin